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Motion design : pourquoi on dessine la vidéo avant de l'animer

Storyboard, animatique : les deux étapes où l'on valide une idée pendant qu'elle ne coûte encore presque rien. Notre façon de mener un motion design.

Motion design : pourquoi on dessine la vidéo avant de l'animer

En motion design, l’erreur coûteuse n’est pas technique. C’est de découvrir au montage que le message ne passe pas. À ce stade, les illustrations sont faites, l’animation est calée, la voix off est enregistrée : tout changement se paie au prix fort, et la tentation est grande de livrer quand même.

D’où notre façon de faire : on dessine la vidéo entière avant d’animer la moindre image. Deux étapes servent à ça, et ce sont les seules où se tromper ne coûte presque rien.

Le storyboard : voir le film avant de le faire

Le storyboard découpe la vidéo plan par plan, en images fixes. On y voit les enchaînements, les transitions, ce qui apparaît à l’écran et à quel moment.

Son intérêt n’est pas esthétique, il est économique. Un plan qui ne fonctionne pas se redessine en une heure. Le même plan, une fois animé, se refait en une journée. Le storyboard est le moment où l’on a encore le droit de se tromper.

C’est aussi ce qui permet de faire valider une idée risquée. Pour la vidéo de recrutement d’OVEA, le parti pris était de commencer par se moquer des vidéos de recrutement, avant d’en faire une. Sur le papier, c’est un pari. Dessiné plan par plan, ça devient une chose qu’on regarde ensemble et qu’on décide, au lieu d’une promesse à laquelle il faudrait croire.

L’animatique : la vidéo, sans le mouvement

L’animatique est l’étape que peu de gens connaissent, et c’est souvent la plus utile. C’est une version fixe du motion design, avec les vraies illustrations, les vrais textes et le vrai minutage, mais sans animation.

Elle répond à la seule question qui compte : est-ce que le message passe ? Si un texte reste trop peu de temps à l’écran, si une idée arrive trop tôt, si la vidéo est trop longue, ça se voit là. Pas au montage.

C’est comme ça qu’on a mené les vidéos explicatives d’OVEA, qui devaient rendre lisibles des services techniques, de la fibre optique à l’hébergement de données. Le sujet ne pardonne pas l’à-peu-près : une explication ratée ne se rattrape pas avec une belle transition.

Ensuite seulement : le son, puis l’animation

Une fois le storyboard et l’animatique validés, le reste est du métier.

Le sound design vient avant l’animation, pas après : la voix off donne le rythme réel, et on anime dessus. Puis vient le motion design proprement dit, avec les mouvements, les transitions et la typographie animée. Enfin, vos retours, que vous déposez directement sur la vidéo depuis notre plateforme, jusqu’à validation.

La méthode complète est détaillée sur notre page motion design.

Ce qu’il faut retenir

Une animation graphique réussie ne se joue pas au moment de l’animation. Elle se joue avant, quand le film n’est encore que des dessins et qu’on peut tout changer.

Une vidéo, ça ne se corrige pas comme une plaquette : c’est un objet où tout tient ensemble. Un plan retiré, et c’est le rythme, le son et le minutage qui bougent. La seule façon de ne pas le payer, c’est de regarder la vidéo avant qu’elle existe.

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