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Newsletter : une belle maquette ne rattrapera jamais une mauvaise base

On nous demande souvent une jolie newsletter. Le travail utile est ailleurs : savoir à qui on écrit. Retour sur celle de Grand Froid.

Newsletter : une belle maquette ne rattrapera jamais une mauvaise base

Quand on nous demande une newsletter, la demande porte presque toujours sur la maquette. On voudrait quelque chose de beau, aux couleurs de la marque, qui donne envie de cliquer.

C’est légitime. Mais une newsletter magnifique envoyée aux mauvaises personnes ne produit rien. Le travail utile est ailleurs, et il est beaucoup moins gratifiant : il consiste à savoir à qui on écrit.

L’atout que presque personne n’exploite

Une base de données clients, c’est un fichier que vous possédez déjà. Pas d’algorithme entre vous et vos lecteurs, pas de portée qui s’effondre du jour au lendemain parce qu’une plateforme a changé ses règles. Vous écrivez, ça arrive.

Comparé aux réseaux sociaux, où vous louez l’accès à votre propre audience, c’est le seul canal qui vous appartient vraiment. Et c’est souvent celui qu’on laisse dormir.

Ce qu’on a fait pour Grand Froid

Le point de départ de la newsletter de Grand Froid, ce n’était pas un gabarit. C’était leur base de données, qu’ils avaient déjà, et dont ils ne tiraient rien.

Le travail a tenu en trois choses :

Qualifier la base. Savoir qui est qui, pour que chaque envoi parte aux bons destinataires. C’est la partie ingrate, et c’est celle qui décide de tout le reste. Une newsletter pertinente pour son lecteur, c’est d’abord une newsletter envoyée à quelqu’un que ça concerne.

Créer un modèle. Une structure et une identité visuelle cohérentes d’une édition à l’autre. Pas pour faire joli : pour qu’au bout de trois mois, le lecteur reconnaisse l’expéditeur avant même d’avoir lu l’objet.

Décliner, chaque mois. Le contenu du mois entre dans le modèle. C’est ce qui rend l’exercice tenable dans la durée, et la durée est tout le sujet.

Le vrai risque : s’arrêter

Une newsletter ne meurt pas d’être moche. Elle meurt d’être abandonnée au quatrième numéro, parce que personne n’avait mesuré le travail que représente « tous les mois, pour toujours ».

C’est pour ça que le modèle compte : il transforme une création à refaire à chaque fois en un contenu à écrire. Et c’est aussi pour ça qu’on préfère une newsletter mensuelle tenue pendant deux ans qu’une hebdomadaire abandonnée au bout de six semaines.

Avant de nous demander une maquette, posez-vous la seule question qui compte : qu’aurez-vous à raconter le mois prochain, et celui d’après ? Si vous avez la réponse, la newsletter est probablement votre meilleur canal. Sinon, on regardera ensemble s’il n’y a pas plus utile à faire.

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